Suspendu depuis juin, le dispositif MaPrimeRénov’ a officiellement réouvert ses portes le 30 septembre, puis définitivement au début du mois d’octobre. Toutefois, les règles ont été profondément modifiées.
Les projets de décrets confirment un resserrement important des conditions d’accès. Le ministère du Logement prévoit notamment de :
Certaines rénovations par gestes simples (ou "monogestes") seront désormais exclues du dispositif, en particulier l’isolation des murs, qu’elle soit intérieure ou extérieure. Seule l’isolation des combles et des planchers bas reste subventionnée. De même, les aides pour les chauffages biomasse sont supprimées, à l’exception des poêles à bois. En revanche, les pompes à chaleur demeurent éligibles.
Les rénovations d’ampleur, qui combinent plusieurs gestes, seront réservées aux ménages très modestes, avec un reste à charge doublé. Si, en théorie, les autres profils restent éligibles, un plafond de 13 000 dossiers a été fixé jusqu’à fin 2025, ce qui rend l'accès extrêmement restreint. Le gouvernement assume ce recentrage : il s’agit de prioriser les foyers les plus précaires, tout en maintenant une forme de continuité pour éviter une fermeture brutale du dispositif en pleine instabilité politique.
Doté d’un budget de 3,6 milliards d’euros pour 2026, MaPrimeRénov’ pourrait encore évoluer en fonction des arbitrages budgétaires à venir au Parlement. Le gouvernement n’exclut pas de revoir certains critères si les finances le permettent. En attendant, les ménages et les professionnels devront s’adapter à un dispositif plus ciblé, plus restreint, mais encore actif.